Nos conseils

Couloir lumineux avec des murs en lattes de bois, une plante en pot et la lumière du soleil qui passe à travers une fenêtre.

Honorons nos parquets aux gueules cassés !


« La mode, c’est ce qui se démode » disait l’autre.


Aussi, nous tâcherons ici d’évoquer non pas les tendances passagères mais davantage celles de fond, celles qui font le marché actuel et présagent de son avenir.


L’heure est ainsi à la structure.


Dans son évolution, l’industrie du bois permet toujours davantage de possibilités quant au brossage des parquets, du plus subtil au plus assumé, de l’aspect bois à peine sorti d’usine à celui rescapé d’une grange oubliée, creusé par des années d’usure, par des années d’usage.


Là ou auparavant les distributeurs bâtissaient leur gamme autour de la distinction « lisse » ou « brossé », ils composent davantage autour des degrés de brossage, et c’est heureux.


Pourquoi ?


Car un parquet travaillé en surface, ne serait-ce qu’un peu, apporte un potentiel de patine bien supérieur à un linéaire égal et sans relief.


Là ou dans le premier cas la rayure s’additionne à un subtil amalgame de bigarrures pour n’en pas détoner, elle émerge, par effet de contraste, de trop dans le second.


Cette marque d’usure devient alors le seul élément de caractère associé au parquet, et on ne voit plus que lui.


Les usagers l’ont compris et favorisent aujourd’hui, quitte à ce qu’elle soit mesurée, l’option du relief.


Il en va de même, en tous cas sous nos latitudes finistériennes, de la rusticité du parquet, entendu comme la proportion et la taille des nœuds présents sur une surface donnée.


Un parquet trop sobre, de ceux que l’on retrouve davantage dans les zones fortement urbanisées, absorbent, accueillent trop ostensiblement les traces en tous genres.


Prenons à titre d’exemple une tâche de vin (ça arrive même aux meilleurs…) ; fraichement apposée à proximité d’un nœud elle s’y confondra aisément, et d’autant plus à hauteur d’homme. A l’inverse, et pour les mêmes raisons que celles évoquées ci-avant, elle se verra comme le nez au milieu du visage sur une surface trop impeccable.



Et puis, entre nous, au-delà de la rayure et de la tâche, qui par parenthèse finiront toutes deux par advenir, car -spoiler alert – le bois se patine et c’est tant mieux, c’est plus chouette quand son parquet raconte une histoire non ? La vôtre, en l’occurrence. 

Des mains échangent des clés de maison devant un panneau immobilier
19 décembre 2023
Voilà un sujet qui fait l’objet de bien des débats. Il n’en mérite pas tant car, selon la formule consacrée du poète : « La question est vite répondue ». Souvent, on favorise une pose flottante par souci d’économie tarifaire et de facilité de pose. Ça s’entend, du moins le premier argument. Il est vrai, en effet, qu’une sous-couche de qualité est moins onéreuse qu’une colle adaptée. Notons toutefois que si l’on rapporte cette économie réelle au budget total que représente la fourniture d’un lot parquet, les accessoires de pose n’en représentent finalement qu’une part assez minime. Mieux vaut ainsi, d’après nous, aller chercher de l’économie dans le choix du sol plutôt que dans sa configuration de pose, car cette dernière conditionne tout de même et sa pérennité dans le temps mais aussi, nous le verrons, son confort acoustique. Concernant la prétendue facilitée de pose : Dans le cadre d’une pose flottante on étale en amont une sous-couche là où, pour une pose collée – surprise ! -on fait de même avec de la colle. La première option est tout au plus moins longue et moins salissante (quoiqu’en chantier on s’habille en conséquence, n’est-ce-pas ?). Or mieux vaut prendre quelques minutes ou heures supplémentaire s’il s’agit d’en tirer des années de bénéfice. C’est ce que l’on peut appeler « un bon calcul ». Coller son parquet présente ainsi trois avantages non négligeables : Stabilité mécanique : un parquet collé est comme soudé au support initial. Dès lors, il bouge moins et sa tenue dans le temps est favorisée. C’est pourquoi dans le cadre d’une pose sur chauffage au sol, l’usage de colle est obligatoire. Bénéfice acoustique : Là où la pose flottante accueille de l’air entre les couches, air qui se met en mouvement lorsque l’on pratique son sol et crée du bruit à l’usage, la pose collée annule cette stagnation d’air et, de fait, aboutit à un résultat mat, feutré et in fine plus agréable. On l’oublie trop souvent mais on ne peut pas, en théorie, poncer un parquet posé en flottant. Les ponceuses à bandes utilisées à cet effet peuvent au mieux bouger les lames, au pire les arracher. Or l’un des avantages non négligeables d’un sol en parquet est bien la possibilité de pouvoir le poncer à long terme et à plusieurs reprises. Dommage de ne pas pouvoir en profiter. Ceci pour la théorie. Pour ce qui est de l’usage, à vos risques et périls. Pour le reste, la grande majorité des revêtements de sols type vinyles ou stratifiés à destination du particulier ne peuvent être posés qu’en flottant, sauf rares exceptions.  Du fait de cet impératif, la plupart d’entre-eux disposent d’une sous-couche directement incorporée.
Deux déménageurs transportent des cartons dans un salon lumineux aux planchers
19 décembre 2023
Navré pour l’autoritarisme qui va suivre, mais nous vous interdisons formellement l’achat d’un parquet massif – en Bretagne - dans les cas de figures suivant : Habitat en bord de mer Maison secondaire Pose sur chauffage au sol Passé ces configurations, si vous optez pour le choix d’un parquet massif pour votre logement, nous vous recommandons chaudement le respect des éléments ci-dessous afin de garantir sa pérennité. Tout d’abord, le parquet massif doit être stocké au minimum deux semaines (temporalité à moduler en fonction de la saison) au sein de son futur espace de pose. Il faut alors veiller à l’entreposer colisé et cerclé afin qu’il ne subisse pas une reprise d’humidité qui déformerait les lames et contrarierait leur pose. Veillez à l’entreposer sur palette ou tasseaux et à ne pas l’apposer directement contre un mur. L’air doit pouvoir y circuler de façon homogène pour une acclimatation paisible. Au moment de la pose, il convient de respecter un joint périphérique plus conséquent que pour la plupart des autres matériaux. Ainsi, là où le parquet contrecollé doit être positionné à 8mm du mur, il faut 12mm pour le parquet massif. Nous conseillons fortement par ailleurs d’additionner au joint périphérique de rigueur une légère dilatation directement entre les lames. De la sorte, votre parquet aura un espace suffisant pour bouger au gré des variables thermiques et hygrométriques, et vous ne vous exposez pas à subir les impressionnantes déconvenues qu’induiraient ses velléités de mouvement contrariées. Rappelons également que pour l’ensemble des parquets et revêtements de sol, mais à plus forte raison pour les parquets massifs, un test de chape est nécessaire avant pose. Se référer en la matière aux normes en vigueur (DTU 51-1 ; DTU 51-2).  Enfin, l’achat de son parquet massif doit se faire via un distributeur qui propose des produits issus de maisons sérieuses, lesquelles respectent scrupuleusement les normes en matière d’humidité interne dans le bois et les différents temps de séchage nécessaires pour aboutir à un matériau stable au possible.