Nos conseils

Honorons nos parquets aux gueules cassés !
« La mode, c’est ce qui se démode » disait l’autre.
Aussi, nous tâcherons ici d’évoquer non pas les tendances passagères mais davantage celles de fond, celles qui font le marché actuel et présagent de son avenir.
L’heure est ainsi à la structure.
Dans son évolution, l’industrie du bois permet toujours davantage de possibilités quant au brossage des parquets, du plus subtil au plus assumé, de l’aspect bois à peine sorti d’usine à celui rescapé d’une grange oubliée, creusé par des années d’usure, par des années d’usage.
Là ou auparavant les distributeurs bâtissaient leur gamme autour de la distinction « lisse » ou « brossé », ils composent davantage autour des degrés de brossage, et c’est heureux.
Pourquoi ?
Car un parquet travaillé en surface, ne serait-ce qu’un peu, apporte un potentiel de patine bien supérieur à un linéaire égal et sans relief.
Là ou dans le premier cas la rayure s’additionne à un subtil amalgame de bigarrures pour n’en pas détoner, elle émerge, par effet de contraste, de trop dans le second.
Cette marque d’usure devient alors le seul élément de caractère associé au parquet, et on ne voit plus que lui.
Les usagers l’ont compris et favorisent aujourd’hui, quitte à ce qu’elle soit mesurée, l’option du relief.
Il en va de même, en tous cas sous nos latitudes finistériennes, de la rusticité du parquet, entendu comme la proportion et la taille des nœuds présents sur une surface donnée.
Un parquet trop sobre, de ceux que l’on retrouve davantage dans les zones fortement urbanisées, absorbent, accueillent trop ostensiblement les traces en tous genres.
Prenons à titre d’exemple une tâche de vin (ça arrive même aux meilleurs…) ; fraichement apposée à proximité d’un nœud elle s’y confondra aisément, et d’autant plus à hauteur d’homme. A l’inverse, et pour les mêmes raisons que celles évoquées ci-avant, elle se verra comme le nez au milieu du visage sur une surface trop impeccable.
Et puis, entre nous, au-delà de la rayure et de la tâche, qui par parenthèse finiront toutes deux par advenir, car -spoiler alert – le bois se patine et c’est tant mieux, c’est plus chouette quand son parquet raconte une histoire non ? La vôtre, en l’occurrence.



