Visite d'usine - Beau Soleil

Visite d'Usine : Beau Soleil

        Nous considérons qu’une part considérable de notre crédibilité dépend du choix de nos fournisseurs-partenaires, et nous ne manquons jamais l’occasion de les visiter lorsque la situation s’y prête.

La Parquetterie Beau Soleil, situé à Saint-Amand-en-Puisaye à proximité d’Auxerre fait figure de fleuron de l’artisanat hexagonal dans le travail du bois. Spécialisé à l’origine dans la confection de fûts de chêne à destination des grands crus de Bourgogne, cette maison a développé une gamme on ne peut plus qualitative de parquets massifs de fabrication traditionnelle, en tirant profit notamment d’une maitrise totale de son outil de production.

L’entreprise compte en effet plusieurs activités complémentaires que sont l’exploitation forestière, la scierie et enfin la parqueterie.

Cette organisation permet une traçabilité sans commune mesure, une implantation locale ainsi qu’un intérêt écologique certain en matière de permanence de la ressource et de son équilibre délicat - entre prélèvement et renouvellement sur le temps long - la croissance du chêne étant difficilement amalgamable à l’échelle de l’existence humaine. 


Chez Beau Soleil, on travaille ainsi en grande partie pour les générations futures, et cette dimension nous paraît tout à fait salutaire. 

Notre visite a débuté bottes aux pieds de bon matin en forêt, entourés des experts de la maison. Nous avons pu constater en quoi consistait la gestion des forêts en parcelles, en ceci que les arbres sont prélevés par zone sitôt ressemées. Nous avons été sensibilisés à cette occasion à la méthode de sélection des arbres, au regard notamment de l’étude de la linéarité des troncs et ce dès les premières années, et de ce que cela augure pour la suite. Une expérience où le temps long se mesure concrètement et où la matière fixe sans compromis son calendrier.

Ensuite, nous sommes allés visiter la scierie et constater le dégrossissement des grumes en premiers tronçons. Là encore, c’est l’œil de l’opérateur qui fixe la zone à privilégier et l’avenir alloué à la matière. S’en suit un débit de plus en plus fin et l’entreposage de la matière première en fonction de son usage futur. 

Nous avons été particulièrement marqués par la dimension artisanale de l’ensemble de ces procédés. La machine seconde l’homme et non l’inverse, et chaque individu apparaît polyvalent et hautement qualifié. 

Nous nous sommes ensuite dirigés vers la parqueterie, partie la plus concernée par les investissements récents de l’entreprise, notamment du fait de l’achat d’un module de reconnaissance laser ultra moderne entrainé par Intelligence artificielle - méthode deep learning - pour le scan des lames de parquet et leur redirection en fonction de la stricte nomenclature de rusticité en vigueur. Cet outil était en phase de calibrage par un ingénieur dédié lors de notre passage et est à ce jour pleinement opérationnel. 

S’en est suivie l’exposé technique des différentes lignes de finition et outils de vieillissement des lames, procédés que nous taisons ici par respect du secret industriel.  




Des mains échangent des clés de maison devant un panneau immobilier
19 décembre 2023
Voilà un sujet qui fait l’objet de bien des débats. Il n’en mérite pas tant car, selon la formule consacrée du poète : « La question est vite répondue ». Souvent, on favorise une pose flottante par souci d’économie tarifaire et de facilité de pose. Ça s’entend, du moins le premier argument. Il est vrai, en effet, qu’une sous-couche de qualité est moins onéreuse qu’une colle adaptée. Notons toutefois que si l’on rapporte cette économie réelle au budget total que représente la fourniture d’un lot parquet, les accessoires de pose n’en représentent finalement qu’une part assez minime. Mieux vaut ainsi, d’après nous, aller chercher de l’économie dans le choix du sol plutôt que dans sa configuration de pose, car cette dernière conditionne tout de même et sa pérennité dans le temps mais aussi, nous le verrons, son confort acoustique. Concernant la prétendue facilitée de pose : Dans le cadre d’une pose flottante on étale en amont une sous-couche là où, pour une pose collée – surprise ! -on fait de même avec de la colle. La première option est tout au plus moins longue et moins salissante (quoiqu’en chantier on s’habille en conséquence, n’est-ce-pas ?). Or mieux vaut prendre quelques minutes ou heures supplémentaire s’il s’agit d’en tirer des années de bénéfice. C’est ce que l’on peut appeler « un bon calcul ». Coller son parquet présente ainsi trois avantages non négligeables : Stabilité mécanique : un parquet collé est comme soudé au support initial. Dès lors, il bouge moins et sa tenue dans le temps est favorisée. C’est pourquoi dans le cadre d’une pose sur chauffage au sol, l’usage de colle est obligatoire. Bénéfice acoustique : Là où la pose flottante accueille de l’air entre les couches, air qui se met en mouvement lorsque l’on pratique son sol et crée du bruit à l’usage, la pose collée annule cette stagnation d’air et, de fait, aboutit à un résultat mat, feutré et in fine plus agréable. On l’oublie trop souvent mais on ne peut pas, en théorie, poncer un parquet posé en flottant. Les ponceuses à bandes utilisées à cet effet peuvent au mieux bouger les lames, au pire les arracher. Or l’un des avantages non négligeables d’un sol en parquet est bien la possibilité de pouvoir le poncer à long terme et à plusieurs reprises. Dommage de ne pas pouvoir en profiter. Ceci pour la théorie. Pour ce qui est de l’usage, à vos risques et périls. Pour le reste, la grande majorité des revêtements de sols type vinyles ou stratifiés à destination du particulier ne peuvent être posés qu’en flottant, sauf rares exceptions.  Du fait de cet impératif, la plupart d’entre-eux disposent d’une sous-couche directement incorporée.
Deux déménageurs transportent des cartons dans un salon lumineux aux planchers
19 décembre 2023
Navré pour l’autoritarisme qui va suivre, mais nous vous interdisons formellement l’achat d’un parquet massif – en Bretagne - dans les cas de figures suivant : Habitat en bord de mer Maison secondaire Pose sur chauffage au sol Passé ces configurations, si vous optez pour le choix d’un parquet massif pour votre logement, nous vous recommandons chaudement le respect des éléments ci-dessous afin de garantir sa pérennité. Tout d’abord, le parquet massif doit être stocké au minimum deux semaines (temporalité à moduler en fonction de la saison) au sein de son futur espace de pose. Il faut alors veiller à l’entreposer colisé et cerclé afin qu’il ne subisse pas une reprise d’humidité qui déformerait les lames et contrarierait leur pose. Veillez à l’entreposer sur palette ou tasseaux et à ne pas l’apposer directement contre un mur. L’air doit pouvoir y circuler de façon homogène pour une acclimatation paisible. Au moment de la pose, il convient de respecter un joint périphérique plus conséquent que pour la plupart des autres matériaux. Ainsi, là où le parquet contrecollé doit être positionné à 8mm du mur, il faut 12mm pour le parquet massif. Nous conseillons fortement par ailleurs d’additionner au joint périphérique de rigueur une légère dilatation directement entre les lames. De la sorte, votre parquet aura un espace suffisant pour bouger au gré des variables thermiques et hygrométriques, et vous ne vous exposez pas à subir les impressionnantes déconvenues qu’induiraient ses velléités de mouvement contrariées. Rappelons également que pour l’ensemble des parquets et revêtements de sol, mais à plus forte raison pour les parquets massifs, un test de chape est nécessaire avant pose. Se référer en la matière aux normes en vigueur (DTU 51-1 ; DTU 51-2).  Enfin, l’achat de son parquet massif doit se faire via un distributeur qui propose des produits issus de maisons sérieuses, lesquelles respectent scrupuleusement les normes en matière d’humidité interne dans le bois et les différents temps de séchage nécessaires pour aboutir à un matériau stable au possible.