Chez Beau Soleil, on travaille ainsi en grande partie pour les générations futures, et cette dimension nous paraît tout à fait salutaire.
Notre visite a débuté bottes aux pieds de bon matin en forêt, entourés des experts de la maison. Nous avons pu constater en quoi consistait la gestion des forêts en parcelles, en ceci que les arbres sont prélevés par zone sitôt ressemées. Nous avons été sensibilisés à cette occasion à la méthode de sélection des arbres, au regard notamment de l’étude de la linéarité des troncs et ce dès les premières années, et de ce que cela augure pour la suite. Une expérience où le temps long se mesure concrètement et où la matière fixe sans compromis son calendrier.
Ensuite, nous sommes allés visiter la scierie et constater le dégrossissement des grumes en premiers tronçons. Là encore, c’est l’œil de l’opérateur qui fixe la zone à privilégier et l’avenir alloué à la matière. S’en suit un débit de plus en plus fin et l’entreposage de la matière première en fonction de son usage futur.
Nous avons été particulièrement marqués par la dimension artisanale de l’ensemble de ces procédés. La machine seconde l’homme et non l’inverse, et chaque individu apparaît polyvalent et hautement qualifié.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers la parqueterie, partie la plus concernée par les investissements récents de l’entreprise, notamment du fait de l’achat d’un module de reconnaissance laser ultra moderne entrainé par Intelligence artificielle - méthode deep learning - pour le scan des lames de parquet et leur redirection en fonction de la stricte nomenclature de rusticité en vigueur. Cet outil était en phase de calibrage par un ingénieur dédié lors de notre passage et est à ce jour pleinement opérationnel.
S’en est suivie l’exposé technique des différentes lignes de finition et outils de vieillissement des lames, procédés que nous taisons ici par respect du secret industriel.










